Cosnier Finance · Tours (37)

Droits de Succession 2026 : abattements, barèmes & optimisation

Sans anticipation, vos héritiers peuvent payer jusqu’à 45 % de droits — voire 60 % hors ligne directe. Comprendre les règles, c’est déjà commencer à protéger les siens.

Avant de calculer

Êtes-vous vraiment protégé par la loi ?

Selon votre situation familiale, la loi prévoit des choses très différentes — et pas toujours ce que vous imaginez.

Votre situationCe que prévoit la loiLe point de vigilance
MariéConjoint exonéré de droits de succession.Sa part d’héritage dépend du régime et des enfants.
PacséPartenaire exonéré de droits…mais il n’hérite pas sans testament !
Concubin (non pacsé)Considéré comme un tiers : 60 % de droits.N’hérite de rien sans testament + assurance-vie.
Famille recomposéeLes enfants du conjoint ne sont pas vos héritiers.Un legs à un bel-enfant est taxé à 60 %.

Outil exclusif

Calculez les droits de succession

Selon le montant reçu et le lien de parenté, estimez les droits qu’un héritier devra régler.

Estimation pédagogique : abattement selon le lien de parenté puis barème progressif (2026). Le conjoint et le partenaire de PACS sont totalement exonérés. Hors cas particuliers (handicap, exonérations spécifiques).

Abattement applicableselon le lien
Part taxableaprès abattement
Droits de succession estimésà régler par l’héritier

Les règles de 2026

Abattements et barèmes par lien de parenté

Plus le lien de parenté est éloigné, plus l’abattement est faible et le taux élevé. Le tableau complet.

Lien de parentéAbattementBarème des droits
Conjoint / partenaire de PACSExonéré (0 %)
Enfant / parent (ligne directe)100 000 €De 5 % à 45 % (progressif)
Frère / sœur15 932 €35 % puis 45 %
Neveu / nièce7 967 €55 %
Personne en situation de handicap+ 159 325 € (cumulable)Selon le lien
Tiers (non parent)1 594 €60 %

L’abattement de 100 000 € par enfant et par parent se reconstitue tous les 15 ans : c’est le cœur de l’optimisation par donation.

Le piège méconnu

Les liquidités au premier décès

On hérite d’un patrimoine… mais les droits, eux, se paient en argent, et vite. Quand tout est immobilisé dans la pierre, le piège se referme.

Une famille de Tours, patrimoine 600 000 € en immobilier, 2 enfants

Au décès du parent, chaque enfant hérite de 300 000 €. Après l’abattement de 100 000 €, les droits s’élèvent à environ 38 000 € par enfant. Or l’héritage est entièrement immobilier : aucune liquidité disponible. Et l’administration réclame son dû sous 6 mois.

Total à régler en 6 mois, sans cash disponible : ≈ 76 000 €

La parade ? Une assurance-vie calibrée en amont, dont le capital — versé hors succession et rapidement — permet aux héritiers de payer les droits sans brader un bien dans l’urgence.

Les bons leviers

Comment réduire les droits de succession ?

Anticipée, la facture successorale peut fondre. Trois leviers majeurs, à combiner selon votre situation.

La donation

Transmettre de son vivant : 100 000 € par enfant et par parent, en franchise de droits, tous les 15 ans.

La donation

L’assurance-vie

Un capital transmis hors succession, avec 152 500 € d’abattement par bénéficiaire (versements avant 70 ans).

L’assurance-vie

Le démembrement

Donner la nue-propriété décotée tout en conservant l’usufruit : une transmission allégée et progressive.

La nue-propriété

Vue d’ensemble des leviers : voir transmission de patrimoine et optimisation fiscale.

À éviter absolument

Les 5 erreurs fréquentes en succession

Ces erreurs coûtent cher — en impôts comme en conflits familiaux. Et elles sont presque toujours évitables.

Ne pas anticiper les liquidités

L’erreur : tout immobiliser dans la pierre. Le réflexe : une assurance-vie pour payer les droits sans vendre dans l’urgence.

Ne pas rédiger de testament

L’erreur : laisser la loi décider. Le réflexe : un testament, surtout en cas de concubinage ou de famille recomposée.

Bâcler la clause bénéficiaire

L’erreur : une clause type mal adaptée. Le réflexe : rédiger une clause sur-mesure pour préserver l’avantage de l’assurance-vie.

Croire que le PACS suffit à hériter

L’erreur : penser être protégé. Le réflexe : le partenaire de PACS n’hérite qu’avec un testament — indispensable.

Attendre trop longtemps

L’erreur : repousser sans cesse. Le réflexe : les abattements donation se rechargent tous les 15 ans — chaque année compte.

Votre conseiller local

Préparer ou gérer une succession à Tours

Anticiper en amont ou faire face à une succession en cours : dans les deux cas, un conseiller de proximité, coordonné avec votre notaire, fait la différence.

À Tours et en Indre-et-Loire (37), en présentiel ou en visio. Nous chiffrons les droits, bâtissons la stratégie pour les réduire et préparons les liquidités nécessaires, en lien avec votre notaire (la déclaration de succession se dépose dans les 6 mois du décès). Conseil indépendant, premier rendez-vous offert et sans engagement.

On vous répond

Questions fréquentes

Le conjoint survivant paie-t-il des droits de succession ? +
Non. Depuis la loi TEPA de 2007, le conjoint marié et le partenaire de PACS sont totalement exonérés de droits de succession. Attention toutefois : le partenaire de PACS, contrairement au conjoint marié, n’hérite pas automatiquement — il faut un testament pour le désigner.
Quel est l’abattement par enfant en 2026 ? +
Chaque enfant bénéficie d’un abattement de 100 000 € sur la part qu’il reçoit de chaque parent, avant application du barème. Cet abattement se reconstitue tous les 15 ans en cas de donation, ce qui en fait le principal levier d’optimisation. Notre calculateur applique ces règles.
Quel est le délai pour déclarer une succession ? +
La déclaration de succession doit être déposée, et les droits payés, dans un délai de 6 mois à compter du décès (12 mois si le décès a lieu à l’étranger). Au-delà, des intérêts de retard et des pénalités s’appliquent. D’où l’importance d’anticiper les liquidités nécessaires.
L’assurance-vie entre-t-elle dans la succession ? +
En grande partie non. Les capitaux d’une assurance-vie sont transmis hors succession aux bénéficiaires désignés, avec un abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les versements avant 70 ans. C’est l’outil idéal pour transmettre davantage et fournir les liquidités nécessaires au règlement des droits.
Quelle succession pour un concubin non pacsé ? +
C’est le cas le plus risqué : aux yeux de la loi, un concubin est un tiers. Sans testament, il n’hérite de rien ; avec un legs, il est taxé à 60 % après un abattement minime de 1 594 €. La parade passe par le testament et surtout l’assurance-vie, qui permet de lui transmettre un capital dans de bien meilleures conditions.
Un conseil succession indépendant à Tours ? +
Cosnier Finance chiffre les droits, conçoit la stratégie pour les réduire et prépare les liquidités, en coordination avec votre notaire, sans produit maison à placer. À Tours et en Indre-et-Loire, en présentiel ou en visio : le premier rendez-vous est offert et sans engagement.

Allégez la facture, protégez vos proches.

Un premier rendez-vous offert et sans engagement, à Tours ou en visio, pour chiffrer vos droits de succession et activer les bons leviers.

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