Cosnier Finance · Tours (37)
Combien vos héritiers paieront-ils réellement ? Barème à jour, abattements par lien de parenté, simulateur gratuit et les leviers pour transmettre à vos proches plutôt qu’au fisc. Un conseiller indépendant à Tours, en présentiel ou en visio.
De quoi parle-t-on
Les « frais de succession » recouvrent en réalité deux choses bien distinctes : les droits de succession (l’impôt versé à l’État) et les frais de notaire (les émoluments liés au règlement).
Les droits de succession sont l’impôt dû par chaque héritier sur la part qu’il reçoit. Leur montant dépend de deux facteurs : le lien de parenté avec le défunt (qui détermine l’abattement et le taux) et le montant transmis. C’est la partie sur laquelle une bonne anticipation change tout : entre une succession préparée et une succession subie, l’écart se chiffre souvent en dizaines de milliers d’euros.
Les frais de notaire, eux, ne sont dus que si la succession comprend un bien immobilier ou nécessite certains actes (déclaration de succession, attestation de propriété). Ils sont encadrés par un barème réglementé et ne représentent qu’une fraction des droits sur les gros patrimoines.
Bonne nouvelle : le conjoint survivant et le partenaire de PACS sont totalement exonérés de droits de succession. Le vrai enjeu concerne donc la transmission aux enfants, aux frères et sœurs, aux neveux ou aux personnes sans lien de parenté — là où la note peut grimper de 20 % à 60 %.
La méthode
Le calcul suit toujours la même logique, part par part et héritier par héritier.
On détermine la part qui revient à chaque héritier après paiement des dettes du défunt (actif net).
On retire l’abattement lié au lien de parenté (ex. : 100 000 € par enfant). Ce qui reste est la base taxable.
On applique le barème par tranches correspondant au lien de parenté. Le total, ce sont les droits à payer.
À noter : chaque héritier bénéficie de son propre abattement. Plus une transmission est répartie et anticipée (via des donations par exemple), plus ces abattements se démultiplient — c’est tout le principe de l’optimisation.
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Une estimation immédiate, par héritier, à partir du barème 2026. Renseignez la part reçue et le lien de parenté.
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Estimation indicative fondée sur le barème 2026 (droits de succession uniquement, hors frais de notaire et hors régime spécifique de l’assurance-vie). Elle ne remplace pas une étude personnalisée.
Les chiffres 2026
Les barèmes et abattements sont gelés jusqu’en 2028 (aucune revalorisation prévue). Voici les valeurs à connaître.
| Lien avec le défunt | Abattement | Après abattement |
|---|---|---|
| Conjoint / partenaire PACS | Exonération totale | 0 € de droits |
| Enfant / ascendant | 100 000 € | Barème ligne directe |
| Petit-enfant | 1 594 €* | Barème ligne directe |
| Frère / sœur | 15 932 € | Barème frères et sœurs |
| Neveu / nièce | 7 967 € | 55 % |
| Autre / sans lien | 1 594 € | 60 % |
| Personne handicapée | + 159 325 € (cumulable) | selon le lien |
*En succession, le petit-enfant ne bénéficie d’un abattement spécifique que s’il hérite par représentation d’un parent prédécédé (il partage alors les 100 000 €). Sinon, l’abattement résiduel de 1 594 € s’applique.
| Part taxable | Taux |
|---|---|
| Jusqu’à 8 072 € | 5 % |
| 8 072 à 12 109 € | 10 % |
| 12 109 à 15 932 € | 15 % |
| 15 932 à 552 324 € | 20 % |
| 552 324 à 902 838 € | 30 % |
| 902 838 à 1 805 677 € | 40 % |
| Au-delà de 1 805 677 € | 45 % |
| Situation | Taux |
|---|---|
| Frère/sœur — jusqu’à 24 430 € | 35 % |
| Frère/sœur — au-delà | 45 % |
| Neveu / nièce | 55 % |
| Parent jusqu’au 4ᵉ degré | 55 % |
| Au-delà / sans lien | 60 % |
Un cas concret
Prenons un enfant unique qui reçoit une part nette de 250 000 €.
1. On applique l’abattement de 100 000 € → base taxable : 150 000 €.
2. On applique le barème par tranches jusqu’à 150 000 €.
3. Droits dus : environ 28 200 €, soit un taux effectif d’environ 11 % sur la part reçue.
Le même héritage, s’il avait été partiellement anticipé par une donation de son vivant quinze ans plus tôt, aurait pu être transmis en grande partie sans droits. C’est toute la différence entre subir et anticiper.
Les leviers
Anticiper, c’est transmettre davantage à ses proches et moins au fisc. Les principaux leviers, tous parfaitement légaux :
Chaque parent peut donner 100 000 € par enfant tous les 15 ans, en franchise de droits. Voir la donation de son vivant et la donation.
Un cadre fiscal à part : jusqu’à 152 500 € transmis par bénéficiaire hors droits de succession. Découvrez l’assurance-vie.
Donner la nue-propriété en conservant l’usufruit réduit fortement la base taxable. Voir la nue-propriété.
Un abattement spécifique de 31 865 € (sous conditions d’âge) cumulable avec la donation classique.
Figer la valeur des biens et prévenir les conflits entre héritiers, tout en profitant des abattements.
Le vrai gain vient de la combinaison de ces leviers, orchestrée dans une stratégie de transmission sur mesure.
Le paiement
Les droits doivent être réglés lors du dépôt de la déclaration de succession, dans les 6 mois suivant le décès (12 mois si le décès a eu lieu à l’étranger). Passé ce délai, des intérêts de retard s’appliquent.
En cas de difficulté, deux solutions existent auprès de l’administration : le paiement fractionné (étalé sur plusieurs années) et, pour certains biens comme une entreprise ou la nue-propriété, le paiement différé. Un accompagnement permet d’anticiper ce besoin de liquidités — souvent le vrai point de blocage d’une succession.
Votre conseiller local
La fiscalité de la succession se prépare des années à l’avance. Plus tôt on agit, plus les leviers sont puissants.
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