Cosnier Finance · Tours (37)
Le FCPR ouvre la porte du capital-investissement — le financement d’entreprises non cotées. Pas de réduction d’impôt à l’entrée, mais une plus-value exonérée après 5 ans, et un accès désormais possible via l’assurance-vie. Ce qu’il faut savoir avant de s’y engager. Conseiller indépendant à Tours, en présentiel ou en visio.
De quoi parle-t-on
Un FCPR (Fonds Commun de Placement à Risque) est un fonds qui investit majoritairement dans des sociétés non cotées en bourse. C’est la porte d’entrée la plus courante vers le private equity (capital-investissement) pour un particulier.
À la différence du FCPI, le FCPR n’exige pas que les entreprises soient « innovantes » : il investit plus largement dans des PME et ETI en développement, en transmission ou en retournement. Son quota d’investissement en titres non cotés est d’au moins 50 %.
Son intérêt n’est pas une réduction d’impôt à l’entrée — il n’en offre pas — mais un potentiel de rendement décorrélé des marchés boursiers et une fiscalité de sortie avantageuse. En contrepartie : du risque, et un blocage long.
La fiscalité
L’avantage du FCPR fiscal se joue à la revente, pas à la souscription.
| Moment | Fiscalité (FCPR fiscal) |
|---|---|
| À l’entrée | Aucune réduction d’impôt sur le revenu |
| Pendant la détention | Distributions à réinvestir pour conserver l’avantage |
| À la sortie (après 5 ans) | Plus-value exonérée d’impôt sur le revenu |
| Dans tous les cas | Prélèvements sociaux de 17,2 % dus sur les gains |
L’exonération d’impôt sur le revenu suppose de conserver ses parts au moins 5 ans et de réinvestir les distributions pendant cette période. Les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus sur les gains. Certains FCPR non fiscaux relèvent, eux, de la fiscalité classique des valeurs mobilières.
FCPI ou FCPR
FCPI et FCPR appartiennent tous deux à la famille des fonds de capital-investissement, mais ils ne visent pas la même chose.
Le FCPI cible les PME innovantes et jouait surtout la carte de la réduction d’impôt à l’entrée — désormais réservée au volet « jeunes entreprises innovantes ». Le FCPR, lui, investit plus largement, sans exigence d’innovation, et mise sur la performance et l’exonération de la plus-value.
Fait marquant : le private equity se démocratise. De nombreux FCPR sont désormais accessibles en unités de compte au sein d’une assurance-vie ou d’un PER, ce qui simplifie l’accès et ajoute une couche fiscale supplémentaire.
Points de vigilance
Le FCPR peut diversifier un patrimoine, mais il obéit à des règles strictes qu’il faut accepter.
Le non-coté est risqué : certaines participations échouent. Le capital investi n’est pas garanti.
Les fonds sont immobilisés plusieurs années (souvent 6 à 10 ans), le temps du cycle d’investissement.
Le private equity ne doit peser qu’une part limitée d’un patrimoine déjà solide et diversifié.
Votre conseiller local
Tous les FCPR ne se valent pas : la qualité de la société de gestion, la stratégie et les frais font toute la différence sur le résultat final.
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