Marchés privés
Longtemps réservé aux institutionnels, le capital-investissement s’ouvre aux particuliers via de nouveaux véhicules (fonds évergreen, ELTIF, dette privée). Bien intégré à une allocation, il vise un rendement supérieur — au prix d’une immobilisation longue et d’un vrai risque. Le sélectionner et le doser, c’est un métier.
Le principe
Le private equity, ou capital-investissement, consiste à investir dans le capital d’entreprises qui ne sont pas cotées en Bourse — pour financer leur amorçage, leur croissance ou leur transmission. L’investisseur mise sur la création de valeur de l’entreprise sur plusieurs années, puis sur sa revente.
C’est une classe d’actifs peu corrélée aux marchés cotés, qui a historiquement offert des rendements supérieurs — en contrepartie d’une immobilisation longue (souvent 8 à 10 ans) et d’un risque de perte en capital. Longtemps réservée aux investisseurs professionnels, elle s’ouvre désormais aux particuliers grâce à de nouveaux véhicules : fonds evergreen à liquidité régulière, fonds européens ELTIF 2.0, unités de compte de private equity dans l’assurance-vie et le PER.
L’enjeu n’est pas d’y aller ou non, mais d’y aller bien : choisir des gérants de premier plan, doser la poche par rapport au reste du patrimoine et respecter l’horizon.
Les véhicules
Les fonds de capital-investissement « classiques ». Pas de réduction d’impôt à l’entrée, mais les plus-values sont exonérées d’impôt sur le revenu après 5 ans de détention (prélèvements sociaux dus), sous conditions. Le cœur d’une allocation private equity.
Les fonds défiscalisants : une réduction d’impôt sur le revenu (18 % en principe, portée à 25 % lors des dernières campagnes ; 30 % pour les FIP Corse et Outre-mer), sur des versements plafonnés à 12 000 € (personne seule) ou 24 000 € (couple), dans la limite globale des niches fiscales.
Le nouveau cadre européen ELTIF 2.0 rend les marchés privés accessibles dès quelques milliers d’euros, avec une liquidité encadrée. La dette privée, elle, finance des entreprises par le crédit et vise un rendement régulier, avec son propre profil de risque.
Rendement & risque
Il n’y a pas de rendement garanti : le private equity vise une surperformance de long terme, jamais assurée, en échange d’un engagement dans la durée. Voici les repères à avoir en tête avant d’investir.
| Critère | Private equity | Ce que ça implique |
|---|---|---|
| Horizon | 8 à 10 ans | Capital immobilisé, à n’engager qu’avec une épargne de long terme |
| Liquidité | Faible | Sortie difficile avant le terme (sauf fonds evergreen encadrés) |
| Rendement | Cible élevée, non garantie | Historiquement supérieur au coté, mais dispersion forte selon le gérant |
| Risque | Perte en capital | Réservé à une part mesurée du patrimoine |
| Ticket d’entrée | Dès quelques milliers d’€ | Via ELTIF ou unités de compte ; plus élevé pour les FPCI professionnels |
Fiscalité & enveloppes
Le private equity se détient en direct (parts de fonds) ou à l’intérieur d’une enveloppe. Dans un FCPR ou un FPCI, les plus-values sont exonérées d’impôt sur le revenu après cinq ans de conservation, sous conditions de réinvestissement — seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus. Les FCPI et FIP ajoutent une réduction d’impôt à l’entrée, mais visent des entreprises plus jeunes, donc plus risquées.
Il est aussi possible d’y accéder via des unités de compte de private equity logées dans un contrat d’assurance-vie ou un PER, ce qui apporte le cadre fiscal de l’enveloppe et une mutualisation. Pour un dirigeant, le capital-investissement peut également trouver sa place au sein d’une holding patrimoniale.
Vos questions
Un premier rendez-vous offert et sans engagement pour intégrer le private equity à votre patrimoine, à la bonne dose et via les bons véhicules, à Tours ou en visio partout en France.