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Renonciation à la succession : comment renoncer et dans quels cas

Renoncer, c’est refuser sa part d’héritage : on est alors réputé n’avoir jamais été héritier. Succession endettée, transmission directe aux enfants, arbitrage familial : voici la procédure, les délais et les conséquences réelles. Conseiller indépendant à Tours, en présentiel ou en visio.

Formulaire Cerfa n° 15828
Décision réversible jusqu’à 10 ans
Premier rendez-vous offert

De quoi parle-t-on

Les trois options de l’héritier

Face à une succession, tout héritier dispose d’un choix, appelé option successorale. Il n’est jamais obligé d’accepter : il peut refuser purement et simplement.

Trois voies s’offrent à lui : accepter la succession purement et simplement (on reçoit l’actif mais on répond des dettes sur son propre patrimoine), l’accepter à concurrence de l’actif net (on ne paie les dettes que dans la limite de ce que l’on reçoit), ou y renoncer totalement.

Renoncer a une conséquence radicale, posée par l’article 805 du Code civil : le renonçant est censé n’avoir jamais été héritier. Il ne reçoit rien, mais n’assume aucune dette de la succession.

OptionReçoit l’actif ?Répond des dettes ?
Acceptation pure et simpleOuiOui, sans limite
Acceptation à concurrence de l’actif netOuiOui, dans la limite de l’actif reçu
RenonciationNonNon

La procédure

Comment renoncer à une succession en 2026

La renonciation ne se présume pas : elle doit être expresse et déclarée. Elle se fait au moyen du formulaire Cerfa n° 15828 « Déclaration de renonciation à succession ».

Cette déclaration est déposée, au choix :

• auprès du greffe du tribunal judiciaire du lieu d’ouverture de la succession (dernier domicile du défunt) ;
• ou directement chez un notaire, qui peut recevoir la renonciation.

Il faut joindre une copie de l’acte de décès, une pièce d’identité et un extrait d’acte de naissance. La démarche est gratuite au greffe ; chez le notaire, elle donne lieu à des émoluments.

Bien mesurer

Les effets de la renonciation

Le renonçant ne reçoit aucune part et n’est pas tenu des dettes. Sa part ne disparaît pas : elle est recueillie par ses propres descendants (par le mécanisme de la représentation) ou, à défaut, elle accroît la part des autres héritiers.

Attention à une exception : même en renonçant, on peut être tenu de participer aux frais funéraires d’un ascendant ou descendant, à proportion de ses moyens, si la succession ne peut les couvrir (article 806 du Code civil).

Enfin, la renonciation n’est pas définitive tant que le délai d’option court : elle peut être révoquée dans les 10 ans, tant qu’aucun autre héritier n’a accepté la succession entre-temps.

Dans quels cas

Trois bonnes raisons de renoncer

La renonciation n’est pas qu’une protection contre les dettes : c’est aussi un choix patrimonial et familial réfléchi.

Une succession endettée

Quand le passif dépasse l’actif, renoncer évite d’assumer les dettes du défunt sur son propre patrimoine.

Transmettre aux enfants

Renoncer laisse vos descendants hériter à votre place, pour transmettre directement à la génération suivante.

Un arbitrage familial

Concentrer un bien sur un cohéritier, respecter une volonté du défunt : renoncer peut simplifier un partage.

Votre conseiller local

Décider en connaissance de cause, avec un conseiller à Tours

Renoncer est irréversible dans les faits une fois la succession réglée : mieux vaut mesurer l’actif, le passif et les conséquences familiales avant de se décider.

À Tours et en Indre-et-Loire (37), en présentiel ou en visio partout en France. Cosnier Finance, conseiller en gestion de patrimoine indépendant, vous aide à évaluer la succession, à chiffrer l’intérêt d’une renonciation et à l’articuler avec votre notaire. Premier rendez-vous offert et sans engagement.

On vous répond

Questions fréquentes sur la renonciation à la succession

Comment renoncer à une succession ? +
Il faut remplir le formulaire Cerfa n° 15828 « Déclaration de renonciation à succession » et le déposer au greffe du tribunal judiciaire du lieu d’ouverture de la succession, ou le faire recevoir par un notaire. Il faut y joindre l’acte de décès, une pièce d’identité et un acte de naissance.
Quel est le délai pour renoncer à une succession ? +
Vous disposez d’un délai de réflexion de 4 mois pendant lequel nul ne peut vous forcer à choisir. Ensuite, un créancier ou un cohéritier peut vous sommer d’opter. À défaut d’avoir accepté dans les 10 ans, vous êtes réputé avoir renoncé.
Renoncer à une succession coûte-t-il de l’argent ? +
La déclaration au greffe du tribunal judiciaire est gratuite. Si vous passez par un notaire, la renonciation donne lieu à des émoluments. Le renonçant, lui, ne reçoit rien et ne paie pas les droits de succession.
Que devient ma part si je renonce ? +
Votre part est recueillie par vos propres enfants, qui viennent en représentation et héritent à votre place. Si vous n’avez pas de descendant, votre part accroît celle des autres héritiers du même rang.
Suis-je responsable des dettes si je renonce ? +
Non. En renonçant, vous êtes censé n’avoir jamais été héritier et n’assumez donc pas les dettes de la succession. Seule exception : la participation aux frais funéraires d’un parent proche, à hauteur de vos moyens, si la succession ne peut les régler.
Peut-on revenir sur une renonciation ? +
Oui, sous conditions. La renonciation peut être révoquée dans le délai d’option de 10 ans, à condition que la succession n’ait pas déjà été acceptée par un autre héritier et que l’État n’ait pas été envoyé en possession.

Accepter ou renoncer ? Ne décidez pas seul.

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